Vinyl en 2026 : le paradoxe d’un format qui refuse de mourir
Les ventes de vinyles dépassent à nouveau celles des CDs pour la quatrième année consécutive. Comment expliquer le succès d’un format qui a cinquante ans d’âge à l’ère du streaming ?
Le vinyle comme objet
La réponse tient en un mot : tangibilité. Dans un monde où la musique est partout et nulle part, posséder un objet physique reprend du sens. Le vinyle est un artefact, une expérience rituelle — poser l’aiguille, retourner le disque, lire la pochette.
Qui achète du vinyle en 2026 ?
Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas que des cinquantenaires nostalgiques. Les 18-30 ans représentent désormais la tranche la plus active du marché. Ils découvrent des artistes sur Spotify, puis achètent le vinyle de ceux qui comptent vraiment pour eux.
Le streaming et le vinyle ne sont pas en compétition. L’un sert à découvrir, l’autre à posséder. Deux usages distincts, deux besoins différents.
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