Bun 2.0 vs Node.js : après 6 mois en production, notre verdict
Bun 1.0 était impressionnant sur les benchmarks. Bun 2.0 est impressionnant en production. Après six mois à faire tourner une API REST avec 50 000 requêtes par jour, voici un retour sans langue de bois.
Les gains réels
La consommation mémoire est réduite de 40% par rapport à Node 22. Le démarrage à froid est 8x plus rapide, ce qui change la donne pour les environnements serverless. Le bundler intégré remplace webpack + babel dans notre pipeline CI, ce qui simplifie drastiquement la configuration. Et oui, les tests tournent 3x plus vite.
Les surprises (bonnes et mauvaises)
Bun est compatible Node.js à 95% — les 5% restants sont des coins sombres de l’API que peu de gens utilisent. Nos surprises mauvaises : quelques packages npm liés à des bindings natifs nécessitaient des patches. Notre bonne surprise : le SQLite intégré nous a permis d’éliminer un service Redis pour les caches courts.
Faut-il migrer ?
Si vous partez de zéro : oui, sans hésiter. Si vous avez une app Node existante : ça dépend de votre tolérance au risque et de vos contraintes de déploiement. Bun 2.0 est mature, mais l’écosystème de monitoring et d’APM est encore moins riche que celui de Node. Notre recommandation : commencez par migrer les workers et jobs en arrière-plan, moins critiques — avant de toucher à l’API principale.
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