BULLY : le retour explosif de Kanye West avec son 12e album
Kanye West n’a jamais vraiment quitté le paysage, mais BULLY marque son retour dans un moment où plus personne ne savait à quoi s’attendre. Entre polémiques, projets avortés et sorties chaotiques, l’artiste semblait s’être éloigné de la musique. Pourtant, dès les premières secondes de KING, on comprend que Kanye revient avec un disque court, nerveux, et animé par une tension presque électrique.
Un album qui condense toutes ses époques
BULLY fonctionne comme un collage de ses obsessions. On y retrouve la soul samplée de ses débuts, les textures industrielles héritées de Yeezus, des éclats maximalistes qui rappellent My Beautiful Dark Twisted Fantasy, et une trap tordue, remodelée à sa façon. Chaque morceau dépasse rarement deux minutes : Kanye frappe vite, sans s’attarder, comme s’il cherchait l’impact avant tout.
Des invités qui ne font pas de la figuration
L’album est court, mais les featurings sont choisis avec précision.
- Travis Scott apporte une énergie frénétique sur FATHER.
- CeeLo Green transforme BULLY en scène de film.
- Don Toliver plane sur CIRCLES.
- Peso Pluma surprend sur LAST BREATH, preuve que Kanye continue de regarder au‑delà du rap US.
Mais ce sont les moments où il est seul — notamment sur THIS ONE HERE, co-produit avec James Blake — qui redonnent un peu de vulnérabilité à l’ensemble.
Un disque attendu… mais pas forcément espéré
BULLY arrive dans un contexte où beaucoup ne savaient même plus s’ils voulaient encore écouter Kanye. Les controverses, les déclarations, les excuses tardives… tout cela plane au-dessus du projet. Et pourtant, l’album n’est ni un naufrage, ni une renaissance. C’est un disque maîtrisé, parfois trop, comme si Kanye cherchait à éviter les débordements. Il y a de l’inspiration, mais aussi de la retenue. De la technique, mais moins de folie.
Verdict
BULLY n’est pas le Kanye le plus visionnaire, ni le plus explosif.
Mais c’est un Kanye qui travaille, qui teste, qui refuse de disparaître. Un album imparfait, mais vivant. Et dans sa trajectoire récente, c’est déjà beaucoup.
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