Googlebook : Google lance ses PC portables pensés pour Gemini avec Acer, ASUS, Dell, HP et Lenovo
Google ouvre un nouveau chapitre de son histoire matérielle avec les Googlebook, une gamme de PC portables haut de gamme conçus autour de Gemini. Cinq constructeurs sont de la partie, un tout nouveau système d’exploitation fait son apparition et les précommandes sont ouvertes. On fait le tour de ce que l’on sait.
Une nouvelle catégorie de laptops, pas un Chromebook de plus
On aurait pu croire à un simple rebranding des Chromebook. Il n’en est rien. Google présente les Googlebook comme une toute nouvelle catégorie de portables « flagship », qui réunit le meilleur de ChromeOS et de la technologie Android. Là où les Chromebook misent sur la simplicité et l’efficacité pour un usage quotidien, les Googlebook visent clairement le haut du panier : matériaux premium, puces récentes et intégration poussée de l’IA.
Le positionnement est limpide : devenir le portable de référence des utilisateurs de smartphones Android, exactement comme le MacBook l’est pour les possesseurs d’iPhone. Les précommandes ont ouvert le 21 septembre aux États-Unis, pour une disponibilité début octobre. L’Europe, et notamment la France, devrait suivre dans la foulée, les tarifs en euros restant à confirmer officiellement.
Cinq modèles, cinq constructeurs partenaires
Pas de Googlebook signé Google pour l’instant, ce qui décevra les nostalgiques du Pixelbook. Cette première vague est confiée à cinq poids lourds du PC : Acer, ASUS, Dell, HP et Lenovo. Chacun propose un modèle, avec un socle technique commun imposé par Google.

Acer Googlebook 14

Le ticket d’entrée de la gamme, à partir de 899 dollars. On y trouve un Intel Core Ultra 5, 16 Go de RAM, 512 Go de stockage et un écran OLED tactile de 14 pouces en 2,8K, le tout pour 1,14 kg et jusqu’à 16 heures d’autonomie annoncées.
ASUS Googlebook 14

Le plus musclé côté Intel avec son Core Ultra 7. Écran OLED 14 pouces 2,8K, 16 Go de RAM, 512 Go de stockage et un poids plume d’environ 1 kg. Comptez 1 299 dollars.
Dell XPS Googlebook

Dell mise sur sa gamme XPS et sur l’architecture ARM avec une puce Snapdragon X Elite. C’est le plus compact du lot avec un écran LCD tactile de 13,4 pouces en 2,5K, pour environ 1 kg et jusqu’à 18 heures d’autonomie. Prix de départ : 1 199 dollars.
HP Googlebook 14

Le champion de l’endurance : jusqu’à 19 heures d’autonomie grâce à son Snapdragon X Elite. Écran OLED 14 pouces 2,8K, déverrouillage par empreinte ou reconnaissance faciale, 1,24 kg sur la balance et un tarif de 1 299 dollars.
Lenovo Googlebook 15

Le seul grand format de la gamme avec sa dalle OLED tactile de 15,3 pouces en 2,8K. Il embarque un Intel Core Ultra 5, 16 Go de RAM et 512 Go de stockage, pour 1,29 kg et un prix de départ de 1 099 dollars.
Le comparatif en un coup d’œil
| Modèle | Processeur | Écran | NPU | Autonomie | Poids | Prix (US) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Acer Googlebook 14 | Intel Core Ultra 5 | 14″ OLED 2,8K | 49 TOPS | 16 h | 1,14 kg | 899 $ |
| ASUS Googlebook 14 | Intel Core Ultra 7 | 14″ OLED 2,8K | 49 TOPS | 16 h | 1,00 kg | 1 299 $ |
| Dell XPS Googlebook | Snapdragon X Elite | 13,4″ LCD 2,5K | 45 TOPS | 18 h | 1,00 kg | 1 199 $ |
| HP Googlebook 14 | Snapdragon X Elite | 14″ OLED 2,8K | 45 TOPS | 19 h | 1,24 kg | 1 299 $ |
| Lenovo Googlebook 15 | Intel Core Ultra 5 | 15,3″ OLED 2,8K | 47 TOPS | 13 h | 1,29 kg | 1 099 $ |
Sous le capot : de la vraie puissance
Google a imposé un cahier des charges strict à ses partenaires, et ça se sent. Toute la gamme tourne sur des puces récentes : Intel Core Ultra de dernière génération (Panther Lake) côté x86, ou Qualcomm Snapdragon X Elite côté ARM. Chaque machine embarque un NPU dépassant les 40 TOPS, indispensable pour faire tourner les fonctions d’IA en local.
Le socle minimal est généreux : 16 Go de RAM au minimum, des écrans tactiles haute définition (OLED sur quatre modèles sur cinq), un clavier rétroéclairé et un poids qui reste sous la barre des 1,3 kg. Les châssis font appel à l’aluminium, au magnésium et à la fibre de carbone.

Deux détails signent l’identité de la gamme. La Glowbar, une barre lumineuse qui indique d’un regard le niveau de batterie et l’état de charge. Et la touche G, dédiée aux recherches en un geste. Côté sécurité, chaque machine intègre la puce maison Titan C et un déverrouillage biométrique par empreinte, voire par reconnaissance faciale selon les modèles.
Googlebook OS : Android, ChromeOS et Linux réunis
Le vrai morceau de bravoure, c’est le système. Longtemps connu sous le nom de code Aluminium OS, Googlebook OS marie la pile technique d’Android, qui tourne ici nativement sur un noyau Linux, avec les fondations bureautiques de ChromeOS : multifenêtrage, version desktop de Chrome avec ses extensions et architecture de sécurité éprouvée (Verified Boot, détection de malwares embarquée).
Différence majeure avec les Chromebook : les applications Android ne passent plus par une machine virtuelle. Elles s’exécutent nativement, ce qui promet de meilleures performances et une compatibilité accrue. L’interface adopte le design Material 3 Expressive, avec un dock centré et des réglages rapides très proches de ceux d’un smartphone Pixel.
Bonne nouvelle pour les développeurs : un environnement Linux complet avec accès au terminal est disponible, isolé par un hyperviseur pKVM. Et pour la longévité, Google promet jusqu’à 10 ans de mises à jour, avec des nouveautés livrées chaque trimestre. Précision importante : ChromeOS et les Chromebook continuent d’exister en parallèle.
Gemini au cœur de l’expérience
Google présente les Googlebook comme les premiers portables conçus pour Gemini Intelligence. Concrètement, plusieurs fonctions font leur apparition :
- Magic Pointer : on secoue le curseur pour invoquer Gemini, puis on sélectionne n’importe quel élément à l’écran pour poser une question, créer ou comparer. Le geste est optionnel et réglable.
- Rambler : on parle naturellement, l’IA supprime les hésitations et met en forme le texte.
- Suggestions proactives : le système propose la prochaine action en fonction de ce qui s’affiche à l’écran.
- Recherche intelligente de fichiers : on retrouve documents et photos par leur contenu, plus besoin de se souvenir des noms de fichiers.
- Gemini Live : une conversation vocale en direct avec partage d’écran.
Le smartphone Android comme prolongement naturel

C’est l’argument massue face à l’écosystème Apple. Avec Cast My Apps, on ouvre les applications de son téléphone directement sur le portable. Continue On permet de commencer une tâche sur le smartphone et de la terminer sur le Googlebook, à la manière du Handoff d’Apple. Enfin, Quick Access donne accès aux fichiers du téléphone sans aucun transfert. Il faudra toutefois un smartphone sous Android 17 minimum.
Quels logiciels et quels jeux ?
Grâce au Google Play Store, les Googlebook ont accès à des millions d’applications. Google met en avant une sélection qui couvre tous les usages :
- Google : Gemini, Gemini Notebook, Antigravity, Gmail, Google Docs et Google Drive.
- Création : Adobe Photoshop, Adobe Lightroom, Adobe Premiere, Canva, CapCut, Luminar et BandLab pour la musique.
- Productivité : Microsoft 365 (Word, Excel, PowerPoint, Outlook) et Copilot, Notion, Notability, Adobe Acrobat, Dropbox et Fantastical.
- Streaming : YouTube, YouTube Music, Spotify, Netflix, HBO Max et Disney+.
Côté jeu, on retrouve les hits mobiles du Play Store comme Clash Royale ou Candy Crush. Pour les gros titres PC, il faudra passer par le cloud gaming avec NVIDIA GeForce NOW, qui ouvre la porte à Counter-Strike 2, Cyberpunk 2077 ou ARC Raiders. Pas de jeux PC natifs donc, mais une offre qui couvre déjà largement les besoins.

Pour séduire, Google accompagne le lancement d’un bonus conséquent aux États-Unis : un an de Google AI Pro (Gemini Pro, Nano Banana, 5 To de stockage cloud) et plus de 300 dollars d’applications offertes, dont trois mois de YouTube Premium, Photoshop et CapCut, ainsi que douze mois de Luminar et GeForce NOW. Reste à voir si l’offre sera identique en France.
Notre avis
Avec les Googlebook, Google cesse enfin de jouer petit bras sur le PC portable. Un système unifié qui exécute nativement les apps Android, des machines premium signées par les meilleurs constructeurs, une IA intégrée jusque dans le pointeur et dix ans de suivi logiciel : la proposition est cohérente et ambitieuse. Le vrai juge de paix sera la qualité de Googlebook OS au quotidien et les tarifs européens. On attend les machines de pied ferme pour les tester.
Pour découvrir toute la gamme, comparer les modèles et précommander, rendez-vous sur le portail officiel :
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