Raspberry Pi et AROS : l’AmigaOS renaît en bare metal

Olivier Tech Olivier Tech Dev 3 min de lecture
Raspberry Pi et AROS : l’AmigaOS renaît en bare metal

Quand le Raspberry Pi ressuscite l’esprit Amiga

Imaginez un monde où votre Raspberry Pi ne se contente plus de faire tourner des scripts Python ou de servir de média-center, mais devient le cœur battant d’un système d’exploitation inspiré des années 1990, époque où l’Amiga régnait en maître sur l’informatique personnelle. C’est précisément ce que propose AROS, un projet open source qui cherche à recréer l’expérience AmigaOS, mais cette fois en s’affranchissant des contraintes matérielles d’origine. Et bonne nouvelle : il tourne désormais en bare metal sur le Raspberry Pi.

Pour les nostalgiques, AROS (AROS Research Operating System) n’est pas une nouveauté. Depuis des années, ce système tente de perpétuer l’héritage d’AmigaOS, avec une compatibilité logicielle et une philosophie de conception qui rappellent l’âge d’or des ordinateurs Commodore. Mais jusqu’ici, son utilisation passait souvent par des machines virtuelles ou des émulateurs, limitant son potentiel. La donne change avec cette nouvelle version, qui s’exécute directement sur le matériel du Raspberry Pi, sans couche d’abstraction superflue.

Le gain en performances est immédiat. Les développeurs derrière AROS ont optimisé le noyau pour tirer parti des spécificités du Pi, notamment son processeur ARM. Résultat : une réactivité proche de celle d’un Amiga original, mais avec les avantages d’un matériel moderne et abordable. Cerise sur le gâteau, AROS supporte désormais les écrans haute résolution et les périphériques USB, ce qui en fait une plateforme viable pour des projets créatifs ou même des retrogaming avancés.

Pourquoi s’intéresser à AROS en 2026 ? Parce que ce projet incarne une forme de résistance face à l’uniformisation des systèmes d’exploitation. Dans un écosystème dominé par Windows, macOS et Linux, AROS offre une alternative radicale, où l’interface utilisateur et la philosophie de développement sont pensées pour l’efficacité et la simplicité. Pas de bloatware, pas de mises à jour forcées, juste un système qui fait ce pour quoi il a été conçu : servir de terrain de jeu aux passionnés.

Bien sûr, AROS n’est pas parfait. Son écosystème logiciel reste limité, et son adoption dépendra en grande partie de la communauté qui l’entoure. Mais c’est précisément cette fragilité qui en fait un projet fascinant. À l’heure où l’informatique personnelle semble de plus en plus verrouillée par les géants tech, AROS rappelle qu’il existe encore des espaces de liberté, où l’on peut bricoler, expérimenter et rêver sans contraintes.

Si vous avez un Raspberry Pi qui traîne dans un tiroir, pourquoi ne pas lui donner une seconde vie en lui offrant une âme Amiga ?

Sources

Hackaday Amiga-Inspired AROS Goes Bare Metal on Raspberry Pi

Olivier Tech

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